Peut-on se fier aux labels?

Peut-on leur faire confiance quand on veut investir avec une approche durable?

Elle s’appellera Capitana ⛵️🙌.

Vous venez de le découvrir, notre newsletter a changé de nom - et ce n’est que le début! Capitana est surtout le nom de notre plateforme d’investissement. Dans les semaines qui viennent, nous dévoilerons au fur et à mesure ses fonctionnalités et son identité visuelle. Pour le moment, c’est un secret que je n’ai partagé qu’avec vous ☺️

Nous avons prévu de donner accès à notre application à un nombre restreint d’utilisateurs dans un premier temps et nous lançons notre campagne “officielle” dans 2 semaines. Comme vous êtes le coeur de notre communauté, je veux vous donner 2 semaines de priorité pour vous inscrire et être dans les premiers à utiliser notre plateforme. Il vous suffit de vous inscrire pour être dans notre liste d’attente.

Je veux être un.e Capitana!

Et maintenant, plongeons dans le vif des sujets de ce mois!

Sommaire de cette newsletter :

📰 Alexandra nous livre ses analyses sur la fiabilité des différents labels qui fleurissent concernant les fonds d’investissements et leur qualité en terme d’impact et de durabilité.

👛 Insaff, notre partenaire de Ma Juste Valeur experte en négociation salariale et gestion de carrière nous parle de comment déterminer ce que nous voulons vraiment avant d’entamer une négociation professionnelle (salaire ou promotion).

🎙️ Nos réponses aux questions que vous nous posez sur l’investissement et l’investissement durable - ce mois-ci : emprunter pour investir, bonne ou mauvaise idée ?

📖 Et pour vous plonger dans le milieu de la finance autrement, on parle des grands classiques du cinéma sur le sujet

📺 Nous terminerons par nos rendez-vous du mois - ce mois-ci : “Comment mesurer l’impact de nos investissements” le 18/02 et “Quand nos émotions influencent nos décisions d’investissement” le 04/03, ainsi que le live Money Education en partenariat avec Ma Juste Valeur sur Instagram le 25/02 à 9h sur le compte instagram de Ma Juste Valeur


Peut-on se fier aux labels?

Investir, c’est facile (si, si, vous verrez après avoir lu quelques newsletters ou assisté à l’un de nos webinars 😅).

Investir en se souciant de l’environnement, en privilégiant des sociétés qui le préservent et respectent leurs employés, leurs sous-traitants, ça l’est beaucoup moins 😱. Investir pour plus de diversité et d’inclusion encore moins.

Comprendre quels indicateurs regarder, faire le tri dans les données disponibles, analyser les différentes offres d’investissements, les comparer…tout cela requiert beaucoup de temps et d’énergie.

C’est là qu’interviennent les labels. Ils permettent à l’investisseur privé et pressé de bénéficier d’une analyse poussée effectuée par ces labels pour investir dans ce qu’il recherche en toute confiance…en théorie. En pratique, la réalité est plus compliquée.

Quels labels existent aujourd’hui ?

Pas moins de sept organismes de labellisation existent au niveau européen pour la finance durable. Chaque organisme a ses propres critères et sa manière de considérer l’impact des fonds labelisés.

Au sein de chaque label, les standards ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont différents et les méthodes d’application des critères ESG au sein de la gestion des fonds est également très hétérogène, ce qui rend les comparaisons compliquées de prime abord.

Approche meilleur de la classe

Un fonds peut décider d’adopter une méthode “meilleur de la classe” qui consiste à sélectionner pour chaque secteur l’entreprise ayant les meilleures performances ESG. Dans cette stratégie, aucun secteur n’est exclu et vous trouverez donc par exemple Total, meilleur élève du secteur énergétique. Total, de par sa taille, contribue significativement à la recherche et développement et la production d’énergies renouvelables. Il est aussi toujours un des plus gros producteurs d’énergie fossile au monde. Un paradoxe avec lequel il faudra vivre si c’est l’approche “meilleur élève” qui est privilégiée par les fonds dans lesquels vous investissez.

Approche exclusion

Une autre approche est d’exclure dès le départ un certain nombre de secteurs considérés comme “controversés”. Pour reprendre l’exemple des énergies fossiles, un fonds “vert” peut décider, au contraire de l’approche “meilleur élève”, de ne pas investir dans les énergies fossiles, même si cela veut dire se priver des bénéfices collatéraux. Les secteurs les plus fréquemment exclus, outre les énergies fossiles, sont ceux de l’alcool, le tabac, l’armement, les OGM ou encore le nucléaire. Au-delà des exclusions sectorielles, un fonds peut décider d’exclure des sociétés qui ne respectent pas certains traités ou normes internationales. On pense par exemple à la déclaration des droits de l’Homme ou les principes du Global Compact des Nations Unies.

Approche thématique

Certains fonds décident de suivre une autre approche en se concentrant sur certaines thématiques telles que les énergies renouvelables, le vieillissement de la population, la rupture technologique ou encore la diversité de genre. Dans les fonds thématiques durables, les gestionnaires s’éloignent de l’utilisation classique des critères ESG comme gage de qualité des entreprises investies pour se concentrer sur les produits et services que ces sociétés proposent.

En résumé, les critères ESG sont avant tout utilisés dans une logique de gestion du risque plutôt que dans une logique “d’intention”. Concrètement, un fonds “ESG” cherche à minimiser le risque que ses investissements soient un jour au coeur d’une crise liée aux facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. L’impact positif est une conséquence plus qu’une volonté pro-active des équipes de gestion qui restent concentrées sur une approche purement financière des investissements.

L’approche thématique s’éloigne déjà plus de cette approche purement financière avec une vraie intention dans le choix des investissements en se concentrant sur les produits et services qui serviront leur thématique d’investissement.

Les labels ESG sont donc plus un indicateur de gestion du risque ESG qu’un indicateur de durabilité ou d’impact positif. C’est un fait, pas un jugement de valeur. C’est déjà un grand pas en avant par rapport à la finance traditionnelle qui s’intéresse uniquement au rendement et à la performance. Pour une grande partie des investisseurs, cela suffira. Pas pour ceux qui veulent donner un vrai sens à leurs investissements. Pour ces investisseurs-là, il faut aller au-delà des labels et creuser plus avant dans les stratégies d’investissement des différents fonds.

A quand des normes européennes?

Comme expliqué plus haut, le problème de lisibilité des labels pour les investisseurs privés est qu’il n’existe pas de norme reconnue concernant la qualification ESG. Pour répondre à ce problème, l’Union Européenne a mis en place un plan sur plusieurs années afin de forcer les fonds d’investissement et les sociétés de gestion à être plus clair et rigoureux sur la communication ESG. L’objectif est d’éliminer le “greenwashing” et de permettre une vraie comparaison entre différents fonds et produits.

Ainsi dès mars de cette année, les dispositions de la SFDR (sustainable finance disclosure regulation) devront être appliquées. Concrètement, un fonds sera soit “neutre”, soit “ESG”, soit “durable” et cette information devra être clairement communiquée aux investisseurs.

Les produits financiers considérés “ESG” dans le SFDR sont des produits qui promeuvent activement des caractéristiques environnementales ou sociales dans la sélection de leurs investissements. Les produits financiers “durables” sont des produits qui ont des objectifs d’impact durable concrets qui devront être communiqués et sur lesquels il devront rapporter. Ces deux catégories sont soumises à des normes de divulgation plus strictes dans le cadre du SFDR.  

Ces standards devraient graduellement réduire la problématique de comparaison et de pouvoir choisir une stratégie qui correspond aux préférences des investisseurs. Cependant, cela ne règle pas encore un autre grand problème de la mesure d’impact : la disponibilité de données pertinentes, de qualité et vérifiées.

En effet, si on considère l’indice MSCI World, un indice communément utilisé pour estimer la performance du marché actions mondial, on constate que la couverture ESG n’est que de 50 %. Autrement dit, les données ESG n’existent que pour 50 % des entreprises présentes dans l’indice. Qui plus est, ces données sont pour la plupart des données fournies par les entreprises elles-mêmes et ne doivent pas toutes être auditées par une source externe.

Bref, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir se fier “aveuglément” à des labels ou agences de notation pour s’assurer de l’impact positif de son portefeuille.

Comment nous abordons ces problématiques dans nos investissements?

Nous pouvons tous apporter notre pierre à l’édifice. Si chacun d'entre nous investit dans des entreprises moins polluantes, plus responsables et plus éthiques, alors les entreprises n’auront plus d’autres choix que d’embrasser ce changement!

Pour dénicher ces “bons” investissements, rien de plus difficile ainsi que nous venons de le voir. Nous sommes conscients que notre approche ne sera pas parfaite et surtout qu’elle demandera à être ajustée en continu pour intégrer les progrès faits en terme de transparence et de reporting d’impact. Voici en résumé les différentes étapes que nous avons mis en place :

  1. Analyse des secteurs controversés :

    • exclusion pure et dure de certains secteurs tels que tabac, production d’alcool, armement

    • seuil maximum sur d’autres critères en fonction des thématiques choisies telles que les pesticides, les énergies fossiles, le bien-être animal

    • Analyse des entreprises qui sont “signalées” dans d’autres controverses pour déterminer la matérialité de l’impact

  2. Sélection thématique de notre univers d’investissement sur base des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies au moyen d’un algorithme qui collecte et analyse près d’une centaine d’indicateurs

  3. Vérification de la cohérence des scores (ODD) avant d’intégrer les instruments avec les meilleurs scores dans notre liste pour construire les portefeuilles

  4. Construction des portefeuilles individuels sur base de cette liste “notée” en fonction de l’objectif d’investissement du client, de son profil de risque et de ses thématiques préférées sur lesquels optimiser le score d’impact.

Pour chaque objectif de développement durable, des critères factuels sont mesurés pour chacune des entreprises passées sous radar. Par exemple, pour l’objectif numéro deux, à savoir: éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable, il y a 5 cibles définies. 

L’une d’elle est “D’ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, y compris en réalisant d’ici à 2025 les objectifs arrêtés à l’échelle internationale relatifs aux retards de croissance et à l’émaciation parmi les enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes ou allaitantes et des personnes âgées”. Pour mesurer concrètement ce but, nous cherchons la mesure de la production de nourriture sur les revenus totaux. Ainsi pour chaque objectif, chaque but, nous essayons de trouver la donnée la plus significative, la plus concrète qui s’en rapprochera. 

“Progress, not perfection”, c’est le mot d’ordre à l’heure actuelle. Cela et une communication ouverte et transparente sur notre manière de sélectionner et de gérer.

En conclusion

  • La labellisation est un grand pas en avant dans la prise en compte des critères non financiers pour sélectionner ses investissements

  • Difficile aujourd’hui de faire aveuglément conscience aux labels, car par de consensus sur la méthodologie d’attribution

  • La pertinence des labels dépend de la stratégie d’investissement durable adoptée - par vous en tant qu’investisseur et par les fonds analysés par les labels

  • Les labels seront plus pertinents pour une approche basée sur le risque ESG que pour une volonté de générer un vrai impact

  • Les normes sont en train de se mettre en place au niveau européen, mais la disponibilité et la qualité des données au niveau des entreprises restent un problème

  • Investir en se fiant aux labels est donc un moindre mal, mais on peut faire mieux

Nous reviendrons sur ces sujets lors de notre prochain webinar le 18 février, pour nous rejoindre il vous suffit de vous inscrire sur ce lien.


Bienvenue dans notre rubrique « Le tips du mois de Ma Juste Valeur » par Insaff El Hassini, avocate dans le secteur financier, directrice de l’ONG Lean In France et créatrice de l’initiative Ma Juste Valeur : première formation + podcast au monde sur la négociation de rémunération.

Tous les mois, elle vous partage un conseil pour vous aider à briser le tabou autour des femmes et de l’argent, vous apprendre à demander et à obtenir la rémunération que vous méritez et vous construire une carrière à votre juste valeur.

Tips du Mois : « Déterminez ce que vous voulez»

Bonjour à toutes ! Je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle chronique Ma Juste Valeur.

Nous l’avons vu le mois dernier,  qu’il s’agisse d’une négociation ou renégociation de rémunération, vous devez toujours la préparer en 3 temps :

  1. Déterminer ce que vous valez

  2. Déterminer ce que vous voulez et

  3. Apprendre à le demander, pour l’obtenir.

Le mois dernier nous avons vu ensemble comment déterminer ce que vous valiez et découvrir le juste salaire applicable à votre profil sur le marché du travail.

Ce mois-ci, je vais donc vous donner un conseil afin de vous aider à déterminer ce que vous voulez, et faire en sorte que votre négociation, ou renégociation de rémunération, soit le reflet de vos priorités de vie et objectifs de carrière. 

Pourquoi est-il important, avant de se lancer dans un projet de négociation ou renégociation de rémunération, de faire un travail d’introspection et de déterminer, en amont, ce que vous voulez ?

Parce que beaucoup sont encore dans la fausse croyance que l’argent a le pouvoir de mettre un terme à toutes leurs frustrations professionnelles, alors qu’en réalité ce dont elles ont véritablement besoin c’est :

  • changer d’entreprise et intégrer un groupe international, ou au contraire, une société à taille humaine,

  • changer de métier et se reconvertir,

  • reprendre leurs études pour accéder à des niveaux de postes et de rémunération que leur actuelle formation ne leur permet pas d’obtenir,

  • ou encore sortir du salariat et réaliser leur rêve de devenir entrepreneuse.

Pour ce faire, c’est simple, il vous suffit d’être honnête avec vous-même et répondre à ces questions : 

  • Qu’est-ce que M.O.I je veux ?

  • Qu’est-ce qui me fait vibrer ?

  • Si j’avais une baguette magique qui me permettrait d’avoir le poste & la carrière de mes rêves quels seraient-ils ?

Pour vous aider à réaliser ce travail d’introspection et découvrir rapidement ce que V.O.U.S. voulez, je vous recommande de (ré) écouter l’épisode 4 de la Saison 1 du podcast Ma Juste Valeur.

Et pour approfondir le sujet, vous former à la négociation et renégociation de rémunération et faire de celle-ci un levier au service de vos projets de vie et de carrière, inscrivez-vous aux formations Ma Juste Valeur sur www.majustevaleur.com

RDV le mois prochain pour un nouveau conseil Ma Juste Valeur et en attendant, n'hésitez pas à nous poser vos questions en répondant à cette NWL !

Enfin, n’oubliez pas Mesdames, c’est VOTRE job de connaître & garantir votre juste valeur, alors : déterminez là, assumez là et défendez là ! 


On est trop sympa alors on vous répond

Nos réponses aux questions que vous nous posez sur l’investissement et l’investissement durable.

La question: Emprunter pour investir, bonne ou mauvaise idée? 

Jean-Baptiste, lors d’un webinar

Avec des taux d’intérêt aussi bas, emprunter est de plus en plus intéressant et amène certains d’entre vous à se demander s’ils ne doivent pas emprunter pour investir. En jargon financier, on appelle cela utiliser un “effet de levier”. Vous utilisez une partie de votre épargne comme garantie pour emprunter et vous investissez la somme de ces 2 montants pour générer de la performance, rembourser le taux d’intérêt du sur le prêt et - c’est votre pari - générer une plus-value résiduelle après le remboursement du prêt.

Prenons un exemple concret:

  1. Option sans levier.

Vous avez 1000 EUR à investir. Vous pouvez simplement l’investir et espérer générer un rendement de 5 % par exemple. Au bout d’un an, si les marchés se comportent comme vous l’espérez, vous aurez gagné 50 EUR.

  1. Option avec levier

Vous avez toujours 1000 EUR à investir. Vous demandez à un organisme financier de vous prêter 1000 EUR supplémentaire. En théorie, comme vous possédez déjà 1000 EUR, ce prêt est 100 % “couvert” par votre épargne. Vous obtenez ces 1000 EUR supplémentaires et investissez donc 2000 EUR.

Admettons que le marché se comporte de la même façon que dans notre option sans levier. Vous aurez gagné en brut 100 EUR parce que les marchés se sont appréciés de 5 %. Votre investissement vaut donc maintenant 2100 EUR. Votre prêt vous a été consenti contre un taux d’intérêt de 2 %. Vous devez donc rembourser 1020 EUR à votre prêteur. Il vous reste donc 1080 EUR. Vous avez donc fait un gain net de 80 EUR, ce qui représente une performance annuelle de 8 % dans un marché qui a fait 5 %. Donc en investissant le même montant, dans des conditions de marché équivalente, vous avez significativement augmenté votre performance.

Jusque là, tout semble génial, non ? Oui, mais…parce qu’en finance, comme dans la vie, il y a toujours un mais. On parle de “no free lunch”, ou pas de déjeuner gratuit. Il y a toujours un revers à la médaille.

Que se passe-t-il si les marchés font -5% au lieu de +5%?

Reprenons nos 2 options.

Sans effet de levier, nos 1000 EUR investis deviennent 950 EUR à la fin de l’année.

Avec effet de levier, nos 2000 EUR investis deviennent 1900 EUR. Vous devez toujours rembourser 1020 EUR à votre prêteur, il vous reste donc 880 EUR à la fin de l’opération. Vous aurez perdu 120 EUR sur votre investissement initial, soit -12 %. -12 % dans un marché qui n’a perdu “que” 5 %.

Un dernier élément pour être complet sur le fonctionnement de l’effet de levier. J’ai pris l’hypothèse dans cet exemple que le prêteur acceptait de vous prêter 100 % de ce que vous mettiez en garantie (vos 1000 EUR) et qu’il ne se préoccupait pas de ce que vous feriez avec cette garantie. La réalité est souvent différente. Le prêteur vous demandera probablement de mettre votre portefeuille en garantie. Il estimera le risque que vous prenez sur l’investissement de votre garantie et baissera la somme prêtée en fonction de cette estimation.

Par exemple, il pourra décider de vous prêter 1000 EUR si vous gardez vos 1000 EUR en cash, mais ne vous prêter de 85 % du montant si vous décidez d’investir vos 1000 EUR dans un portefeuille avec 50 % d’actions ou 70 % du montant si vous investissez 100 % en actions.

Qui plus est, le prêteur va vérifier la valeur actuelle de votre portefeuille en continu et peut vous demander d’augmenter vos garanties à tout moment si vous descendez en dessous du montant prêté. Donc, s’il vous a prêté 700 EUR et que votre investissement descend en dessous à un moment durant la période d’emprunt, il peut vous demander d’ajouter de l’argent immédiatement. Ceci peut vous obliger de vendre au pire moment et donc de supporter des pertes conséquentes.

Quand tout va bien, tout va bien, vos gains sont multipliés. Quand les marchés deviennent compliqués par contre, l’effet de levier accentue votre exposition à la perte. L’immense majorité des investisseurs étant plus sensible aux pertes qu’aux gains, vous comprenez pourquoi je conclurai en disant qu’à moins d’avoir une épargne très confortable et une tolérance à la perte très importante, je vous déconseille fortement d’avoir recours à l’effet de levier sur vos placements boursiers. L’effet de levier se prête beaucoup plus à des achats immobiliers qui sont moins volatiles.


Nos recommendations de ce mois ❤️

Pour comprendre les marchés financiers, ses bons et ses mauvais côtés (surtout ses mauvais, c’est beaucoup plus sexy pour Hollywood), parfois un bon film vaut des heures de lecture. Voici quelques suggestions de l’équipe pour vos (très froides 🥶) soirées d’hier.

Alexandra: “Wall-Street”, un grand Classique. Sinon, “The big short” est une bonne vulgarisation du mécanisme qui a menée à la crise de 2008. Du côté des séries, il y a la série “billions” sur le monde des hedge funds américains.

Gaëlle: “Margin call” ou “le loup de Wall-Street” sont des bonne satyres de ce qu’il se passe à Wall-Street et dans les salles marchés. Côté série, il y a “Bad Banks” sur Arte ou Netflix. Pour une perspective un peu plus positive de la finance, vous pouvez également regarder le documentaire “Bonsai people” de Muhammad Yunus.

Le documentaire d’Arte concernant le gestionnaire Blackrock est également intéressante, même s’il faut le regarder avec beaucoup de recul et d’esprit critique.


On prend le petit-déjeuner ensemble ?

Chaque mois, Insaff organise un petit-déjeuner en live sur instagram autour de la #moneyeducation.

Ce mois-ci, Gaëlle sera à nouveau avec elle pour parler de la gestion de l’argent au sein du couple. Ca se passe sur le compte instagram de Ma Juste Valeur le 25 février à 9h ⚡️⚡️⚡️

Les replay des live précédents sont disponibles sur l’IGTV du compte Instagram de Ma Juste Valeur.


On n'est jamais à l'abri d'apprendre

Toutes les deux semaines retrouvez Gaëlle et l'équipe dans un webinar consacré à vos interrogations sur le monde merveilleux de l'investissement 📺

Jeudi 18 février: Comment mesurer l’impact de nos investissements?

En 60 min, nous échangerons sur les thèmes suivants :

👉 Comment mesurer l'impact de mes investissements?

👉 Comment puis-je savoir l'impact - négatif ou positif, auquel je contribue au travers de mes investissements?

👉 Quelles données puis-je regarder? A quels labels me fier?

👉 Quelles questions poser à mon gestionnaire? Comment rapidement analyser une fiche produit pour en déterminer la qualité extra-financière?

👉 Quelle approche StarTalers utilise-t-elle pour sélectionner ses investissements?

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Jeudi 4 mars : comment nos émotions influencent la performance de nos investissements?

En 60 min, nous échangerons sur les thèmes suivants :

👉 Qu'est-ce que la finance comportementale?

👉 Pourquoi les investisseurs ne sont-ils pas complètement rationnels, contrairement à ce que les théories financières classiques supposent?

👉 Quels sont les principaux biais comportementaux étudiés en finance et quelles en sont les conséquences sur les choix d'investissement?

👉 Comment se prémunir de certains biais? Comment limiter leurs effets?

👉 Comment StarTalers et Neuroprofiler utilisent-ils ces connaissances pour construire un portefeuille adapté à mon profil?

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C’est tout pour ce mois-ci! Bravo à vous pour nous avoir lu jusqu’ici !

Au mois prochain!

Gaëlle et toute l'équipe de StarTalers.

PS : Je sais bien que je vous l'ai déjà dit, mais je vous le dis quand même : si vous aimez notre contenu, vous pouvez nous aider à nous développer.

Comment ? En incitant au moins 3 amies à s'inscrire à notre newsletter. Vous seriez notre meilleure amie ! Je le pense vraiment. 😘

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